DTF 175, La grande soeur ...
C'est reparti encore une fois !!!
Le DTF a été décliné en plusieurs cylindrées. Entre 125 et 175 cc, peu de différences de présentation, juste 50 cc de plus, la chemise et la culasse, ainsi que le piston...
Je tiens beaucoup, par le biais de ce blog, à remercier un des derniers altruistes de cette planète. Bruno, tu ne sais pas quel plaisir tu m'as fait en choisissant de me donner la moto qui va désormais alimenter ce blog. Pour la petite histoire, que je vous explique comment cela s'est passé.
Après avoir vu le blog, Bruno a donc passé un commentaire précisant qu'il souhaitait donner sa moto à qui la voulait. Par le plus grand des hasards, je n'ai pas consulté mon courriel et j'ai donc zappé cette proposition. Le lendemain de la réception du message, avant de partir bosser, je consulte et quelle n'est pas ma surprise en voyant ce message semblant émaner d'un extra-terrestre !! Il souhaite donner un DTF 175, papiers et tout !!! Réalisant que je suis sans doute passé à côté de l'affaire, je contacte quand même son expéditeur, sans plus trop y croire. Et le plus incroyable, c'est que le soir, j'ai une réponse... Bon, étant l'administrateur du blog, j'ai supprimé la proposition de Bruno pour limiter les demandes, évidement. Avoir le maxi de chances d'essayer de le convaincre de me la confier...
Cette moto, la voilà, photo à l'appui... Fait assez rare, vous apercevez sur la photo deux de ses anciens propriétaires. Celle-ci, je connais son histoire !!! Elle a sans doute contribué à les faire devenir motards ...
(Ici les deux derniers propriétaires, Rémi à gauche, Bruno à droite)
La voici au grand air, ça doit faire un petit moment qu'elle n'avait pas vu le jour !! Direction la Normandie, où elle va passer sa convalescence... Prochaine étape : une douche majuscule !
Bon, le peu de temps, c'était cet aprem'... Lorsque l'on récupère une mécanique comme ça, stockée depuis un bail, la première chose à faire est de démonter :
1°) la bougie
2°) le couvercle d'allumage, pour contrôler les vis platinées
3°) le carbu pour nettoyage et contrôle du niveau des flotteurs, robinet, durit d'arrivée...
Pour la bougie, rien à dire, propre, pas noire, plutôt marron clair, donc, bonne combustion. Plaquage sur le cylindre une fois déposée, puis coups de kick, voir s'il y a de l'étincelle... Y en a pas, dépose du couvercle... Aïe, de l'huile coule assez abondamment, mais ce n'est pas bon signe, car en principe, c'est un compartiment sec, il y a des chances pour que le joint spy de vilebrequin soit naze !
Il faut contrôler ce joint.
Pour cela, séquence extraction du volant magnétique, Poussinette m'a déjà fait le coup, je me rappelle de la procédure appliquée... Clé à chaine, pour empêcher le volant de tourner au déblocage de l'écrou central, extracteur Facom double-griffe plus pince étau pour éviter le rippage, puis marteau (un coup sec et c'est fini)
Pourquoi suspecter le joint spy, hein ??? On se le demande un peu !
Plus de la moitié du compartiment d'allumage est noyé dans l'huile, pourtant, ce n'est pas un XLS. Ca doit faire un moment que le joint est mort ! Dans le fond du compartiment, une purée compacte faite d'huile cuite et de poussière colle abominablement aux aimants, bobines et volant. Le mécanisme d'avance automatique est collé par la daube. Y a du nettoyage dans l'air !!!!!
Un truc que vous n'avez pas sur le blog, vous qui passez, c'est l'odeur putride de l'huile... Je vais la baptiser le Putois, cette machine ! Une odeur écœurante, lourde et collante, même après deux lavages de mains au savon d'atelier citronné !!
Système d'arrache, une fois bandé, un simple coup de marteau au centre, et hop !!
Pas de panique, on va pouvoir sortir le joint, une fois le plateau d'allumage déposé. Deux vis cruciformes fraisées le tiennent en place, il va falloir détendre les filetages en tapant dessus, pour éviter de foirer l'empreinte !
De mémoire (c'est pas vrai, j'ai consulté ma photothèque avant!) un allumage de DTF , lorsqu'on ouvre et que le joint est étanche, c'est ça :
Il y a une légère différence, hein ?? Bon, le nettoyage, ça me connait, depuis que j'ai mis le nez dans les motos à retaper, je m'y suis fait. Et puis, j'ai de la chance. Si je n'ai pas ce qu'il faut à la maison, je demanderais conseil à l'atelier mécanique de la boutique...
Pour le rotor, ce n'est pas méchant, il va prendre un bain de siège, et frotti-frotta... Le stator, lui, c'est plus délicat. Je vais sans doute déposer les trois bobines, pour pouvoir faire tremper le plateau solo, et ensuite, nettoyer les pistes sans toucher aux bobinages. Même s'ils conservent une carapace huileuse, ça fera une couche de "vernis" supplémentaire...
Au niveau différence, le volant n'est pas le même sur ces deux modèles. Celui de Poussinette est à came fixe, celui du Putois est à came excentrique à décalage centrifuge. Une fois bien nettoyé, ce sera visible, je mettrais de la photo détaillée...
On voit bien le joint, retourné complet dans son logement. Sur la photo en dessous, le niveau d'huile dans le compartiment, visible encore plus nettement sur la face interne du couvercle...
Va falloir faire gaffe au vernis cellulosique appliqué sur les bobines, pas le faire fondre, sinon, c'est mort !!
Ca y est !!!
Ca y est, c'est parti ! Nettoyage du compartiment d'allumage terminé ! Le couvercle, bien crade, est redevenu tout propre. Un petit coup de gris métal, histoire de protéger tout ça de l'oxydation...
On va s'occuper de la face visible, maintenant. Par rapport à Poussinette la jaune, les aluminiums sont moins attaqués. Le stockage dans le noir a également protégé les pneus... Avec un peu d'huile de coude et de la détermination, on obtient ça...
Pendant la séance de polissage, le volant magnétique a eu le temps de tremper. Démontage du mécanisme d'avance , décapage au pinceau, séchage, remontage à la "graisse propre" , on va pouvoir reposer ça sur la brêlounette !! Parce que je voudrais bien savoir si l'on peut avoir une étincelle...
L'huile est comme un chewing-gum qui ne s'en va pas bien de sous la chaussure ! Ca colle, Anatole... Mais ça s'en va ! Le plateau et les pistes des bobines sont également propres. Tout est prêt, on remonte et on kicke !!!
Bon, ben rien, je vais attendre de recevoir la clé de contact, parce que je ne sais pas si le bricolage que j'ai mis en place fonctionne et laisse bien passer le contact. Po grave, on n'est pas à cinq minutes, va !! C'est tout pour ce soir. Demain matin, je vais tâcher de sortir le carbu, l'emmener prendre un bain dans la cuve à ultra-sons...
Le carburateur maintenant !
Une fois l'allumage nettoyé, on va passer à son complément d'objet direct, le carburateur. Lorsque les vis et le condensateur auront été remplacés, il ne sera pas question de trainer pour kicker !!
Pour un carbu de cet âge-là, il n'est pas trop moche ! Par contre, il était encore à moitié rempli, et bien sur, il s'est renversé dans le top-case du CB... Je confirme, cette moto ne sent pas le Chanel N° 5 (mon préféré !) mais plutôt le phoque qui ne se laverait pas les dents...
Bruno, je lui ai trouvé un autre petit nom que "Putois", ne t'inquiète pas, comme elle retrouvera son coloris d'origine, ce sera : la Sctroumphette... N'est-ce pas plus sympa ???
Mais bon, pour l'instant elle daube un peu beaucoup les années 80....
Une fois le carbu ouvert, direction la cuve à ultra-sons, et bain de siège pendant une demie-heure à 80°. Pratique, ça...
Je garde les durits de trop-plein pour mesurer la longueur et en
remettre des neuves à la bonne dimension, mais en silicones transparent,
dispo en magasin de modélisme (pile-poil le diamètre!) ...
Ca enlève toute la chenie, les ultra-sons, même la peinture noire qui décorait le carbu ! Un instant j'ai été tenté de le repasser en gris alu, mais ça ne ferait plus d'origine, alors...
Alors, ben on va le repeindre, tiens, y a pas de raison de remonter ça tout dépiché...
Sortie de cuve et remontage après soufflage à 12 bars (casque anti-bruits sur les oreilles)
Il a meilleure mine, pépère ! Mais il n'était pas trop sale, juste un peu de sable dedans (alpax oxydé) les gicleurs n'étaient pas gommés (pas comme sur la 125, ce coup-là, j'ai pensé à examiner de très près !)
On va vite refermer le tout, et passer aux choses sérieuses. La peinture du carbu. Gratter tout ce qui saute encore (brosse métallique) puis soufflage haute pression, puis lavage au solvant, mise en impression d'accrochage, peinture qui sera protégée par un vernis polyuréthane bi-composant, pour une très bonne tenue dans le temps et résistance aux solvants (essence ou produits de nettoyage)
Oh, qu'il est original, en beige !!
Pour peindre sur ce genre de support en alliage, on ne peut pas prendre n'importe quoi. Il faut un "promoteur d'adhérence" (ça fait bien le langage technique, hein, on sent le gars qui a étudié ses fiches techniques ! ). Le genre d'étape qu'il ne faut pas court-circuité, car sans ce produit, autant ne rien faire... Les impressions (phosphatantes ou pas) sont là pour ça... Aucun pouvoir garnissant, mais une accroche sur le support assez redoutable... Pas du produit de fillette, ça ...
On laisse évaporer une demie-heure ( mattage de la pièce), et on recouvre d'une ou deux couches de noir mat (perso, j'utilise du produit en bombe, très fin et très couvrant) qui seront surcouchés par du vernis satiné...
Voilà, n'oubliez pas de bien tout boucher, au niveau des entrées, vis, etc... Et une fois sec, il peut retourner à sa place, sur la meulounette...
Petite recherche
Après avoir fait quelques recherches pour retrouver la déco originale de la 175 !
Ca ne va pas être facile de retrouver ce bleu, vous remarquez tous que le bleu, en photo, varie beaucoup. Je vais tacher d'enlever la peinture remise dessus précautionneusement, pour essayer de le le ravoir, soit en lustrant, soit en vernissant. Avec le nuancier Glasurit des teintes opaques chez Niort, à Rouen, je dois retomber sur de l'approchant, voire pile-poil. La Blanche, j'avais lustré les pattes de phare, on était tombé sur du pile-dessus, sous lumière infra-rouge et ultra-violette comprises...
J'ai gardé la référence de la blanche, j'en ferais autant avec celle-ci... Faut que je retrouve le site anglais et américain où j'avais déjà vu les logos Yamaha, en planches autocollantes.... Parce que la déco du réservoir de celle ci... Ben c'est pas l'autre, quoi... Faisable, mais je vais y passer du temps... L'auto-collant, c'est bien, des fois !!!
Un peu de technique... d'achat des joints spy...
Il y a une chose qui me gonfle lorsque je retape une machine : le prix de certaines pièces, notament les joints spy d'étanchéité. Chez Yamaha, ils ne sont pas tous dispos, en plus ! Ou alors le magasinier n'a pas envie de chercher trois plombes un pov' truc... Le joint spy, indispensable à la bonne marche de ces petits moulins, peuvent se trouver, mais tous les détaillants ne sont pas pointus, et ont recours à des solutions de pis-aller, genre 1 mm de trop, ça forcera un peu au montage, mais tant pis. Là, je dis non, un spy subit des contraintes, pas la peine de chercher la petite bête, suffit de s'adresser à un spécialiste...
J'ai du bol, je bosse à Rouen, et à Rouen, on a l'entreprise Lechevalier, spécialiste des joints, roulements, transmissions de mouvement, etc... Je me suis présenté un midi avec ma liste de joints, et le gars m'a sorti tout ce que je lui ai demandé. Un seul n'était pas en stock, qu'il a fait venir dans un autre colis pour que je puisse bénéficier de frais de port gratos. Elle est pas belle, la vie ???
Je me permets de donner l'adresse de cette société ici-même :
Lechevalier, Parc Artisanal de la Bretèque, 56 rue Jean MERMOZ, BP 741, 76 237, Bois-Guillaume CEDEX
Ils ont un site internet, que vous pourrez consulter en cliquant là dessus :
http://www.lechevalier-sa.com/
Une agence à Hérouville Saint Clair (14) et une autre à Vannes (56)
Pour ma part, je n'ai eu qu'à leur donner les tailles de joints que je voulais, et hop, l'affaire était dans le sac (à dos) !!! Je vais vous communiquer les tailles, pour vous frères Yamahistes qui passez par ce blog, ainsi que leurs emplacements respectifs. Au moins, la solidarité motarde jouera son rôle...
Bon, ce n'est pas passionnat à lire pour le profane, mais ça rend bien service, ça évite de perdre du temps et de l'argent . Ah, oui, au fait, les sept joints du bas moteur pour 24,70 € TTC.
J'en ai oublié un, celui du cable de compte-tours, au dessus du corps de la pompe à huile, j'irais sans doute le chercher en même temps que mes spys de fourche. Je me rappelle de ceux-ci, trouvés à prix d'or chez Yam', il y a un an... 37,80 le joint... Y en a deux !!! Là, j'ai relevé les cotes, je mets du Lechevalier... Ca pique moins !!!
SI VOUS CLIQUEZ SUR L' IMAGE, ELLE GROSSIRA.
Le joint spy de cable de compte-tours au dessus de la pompe à huile, dimension de : 7 - 13 - 4
Celui du kick-starter, dimension 17 - 25 - 4
Les deux joints de la sélection des vitesses, pièce n° 4 dimension 12 - 19 - 5 et pièce n°13 dimension 12 - 21 - 4
Celui du pignon de sortie de boite, dimension 26 - 38 - 5, ne pas oublier l'entretoise au remontage !!!
*
Celui de la commande de débrayage, dimension 14 - 25 - 5
Le joint de vilebrequin, coté DROIT... Attention, il n'a pas les mêmes cotes que celui de gauche !!
Dimension du joint droit : 28 - 40 - 8
Le joint de vilebrequin, coté gauche, protège la génératrice, à surveiller, donc...
dimension du joint 25 - 40 - 8
Pour la fourche, la taille des joints n'est pas notée, ni sur le joint, ni sur la revue technique, ni sur la spare-list. Après extraction, sortie du pied à coulisse et prise des cotes.
Dimension spy de fourche : 30 - 40,5 - 10,5
J'en avait reçu deux en cadeau de ToOn, il les avait eu chez Manuracing, douze €uros la paire, plus le port... Je vous donnerait le tarif lorsque je les aurais commandé/reçu...
Sinon, mis à part ce petit lexique sur les joints, j'ai un peu bricolé cette semaine. Les fourreaux de fourche sont faits. Les joints spy étaient bien collés dans leur logement. J'en suis venu à bout en chauffant le haut de chaque fourreau au décapeur thermique, pour dilater l'alu et sortir les joints sans esquinter les portées.
La clé fabriquée pour tenir les pipes d'amortissement m' a encore bien servi, je ne regrette pas de l'avoir faite, celle-là !!
Je ne vais pas vous refaire le coup du polissage, je les ai décapé, poncé, de plus en plus finement, et revernis. Ca leur donne encore un autre aspect que la Yam' et la Honda, je vais finir par avoir un échantillonage de tout ce que l'on peut sortir en aspect alu...
Les voilà tout propres, avec les pipes d'amortissement et leur quincaillerie, plus les deux joints spy Manuracing. Je vais contrôler la longueur des ressorts de tubes, et faire refaire des entretoises de compression pour durcir un poil la fourche, et remettre une huile un poil plus épaisse que celle préconisée par la RMT...
Tcheuuuuu !!!!
La honte !!!!
Si, si, la honte... Ca fait un an que je n'ai pas touché à la sctroumpfette !!! Un an, ça passe vite, finalement.
Que s'est-il passé ? Ben j'ai une cousine, qui a un chat, tout ça... Nan, sans rire, il y a eu plein de trucs qui ont fait que... Ben voilà, quoi... Mais là, à la voir accagnardée dans son coin, contre le mur, elle m'a fait pitié ! Sans doute qu'elle est triste, d'être reléguée dans le garage, mais je n'avais vraiment pas le temps. Le temps ça se prend, me direz-vous ? Certes, mais les journées ne font que 24 heures... Alors, c'est décidé, ça repart !!
Première chose: reprendre les choses ou elles en étaient. Relecture du blog, c'est le meilleur moyen de voir jusqu'ou j'avais été. Le carbu, c'est bon, je l'ai nettoyé, il est remis en place, sans serrer. Le plateau d'allumage, lui, il avait un soucis, j'ai redémonté pour voir d'un peu plus près (avec des loupes) ce qu'il pouvait y avoir... Enfer et damnation : un fil se trimballe tout seul, cassé net. Il sort du condensateur et va... Il va... Il va sur la bobine centrale !! Qui lui aussi a un fil cassé... Bon, voilà la cause du manque d'étincelle !! le condo a l'air malade, il va être remplacé, on ne va pas se perdre dans les pannes qui s'empilent les unes sur les autres, non plus. De plus, en déplaçant un fil de la bobine de gauche, paf !! un autre qui casse !! Bon, va falloir jouer du fer à souder et de la gaine thermo.
Pour sortir le fil du plateau d'allumage, il a fallu démonter : le cache, le volant, le plateau et puis aussi le cache plastique sous le réservoir d'huile, la boite à air qui coinçait la prise. Comme la selle me gênait, elle a rejoint le stock de pièces à rebecqueter... Du coup, la boite à air a bénéficié d'une cure de rajeunissement, elle est redevenue propre et belle. Le filtre sera remplacé, je ne jette pas l'ancienne mousse, elle contient l'élément en plastique qui lui donne sa forme.
Ca bouge !!
Fallait s'y mettre... C'est fait, depuis deux semaines, je démonte, je redresse, je ponce, je peins, je redémonte...
Le reservoir était en point de mire. La peinture qui se trouve dessus est terne, mate, et surtout, ce n'est pas la couleur d'origine. Donc, séance décapage...
Ca fond gentiment au diluant de nettoyage. Ca permet de virer la peinture sans attaquer trop brutalement, et s'il y a encore du bleu d'origine dessous, ça confirmera la couleur...
Voilà, qu'est-ce que je disais ?? Il a l'air beau, peu de bosses, juste des petits poks par-ci, par-là. Pas besoin de sortir l'artillerie lourde...
Bon, la préparation qu'il avait subi n'était pas trop mal... L'emplacement des autocollants d'origine est encore visible, ils avaient été grattés pour les décoller. A l'époque ou ce travail avait été fait, les décapeurs thermiques étaient quasi inconnus, et de toute façon, il aurait fallu dégazer le bidon (André, si tu me lis... Tu sais ce que ça fait, hein ???) L'apprêt qui avait été remis dessus suffisait à combler les rayures de grattage et de ponçage...
Je vais lui faire une beauté, à savoir le reponcer au P 180, à blanc... Vue du dessus... Et du coté...
Il a tout de suite une meilleure tronche, hein ?? Il n'y a aucune oxydation, ni dehors, ni dedans . Les garages parisiens ne sont pas humides du tout, ça fait du bien de ne pas jouer de la brosse rotative, de temps en temps !!
le bleu qui reste signale les poks et défauts de surface? Il va falloir mastiquer ça, histoire de dire, quoi...
Alors, lorsque l'on mastique, il faut étaler large. Sinon, on obtient des rondelles de détourage. Et ça, c'est pas beau, lorsque la peinture brille...
Le ponçage des mastics se fait au P 180, les mastics sont étalés proprement, il n'y pas besoin de commencer au P 120. On remet une impression d'accrochage, on laisse mater, puis on recouvre d'un apprêt garnissant, qui lui, sera poncé...
Je passe rapidement sur les étapes successives, pas faire du remplissage non plus...
Voilà, il est en apprêt depuis hier, c'est sec, on ponce. Au P 400 à sec, bien sur, ca me tient à coeur de vous expliquer que le ponçage à l'eau, c'est FINI ! Les produits d'aujourd'hui ne supportent plus ce type de ponçage, ils retiennent l'eau et la restitue par la suite, lorsque le film de peinture remis dessus est sec. Je vous laisse imaginer la suite...
Après le P 400 à sec, on passe un coup de toile de carrosserie rouge (équivalent à un grain de papier P 600) qui égalise et adoucit la surface...
Voilà, il est poncé, la toile est encore à coté, il faut le dépoussièrer et le dégraisser avant de l'installer sur le support à peinture, qui permet de peindre le dessous et le dessus en même temps.
Voilà, c'est tout propre !!
Le réservoir est enfin bleu !!!!!!!!!!!!!!!
Et ce n'est pas dommage !! Maintenant, il va falloir penser à la décoration. Et ça risque d'être un peu tendu. Les autocollants sont hors de prix, et je n'en ai vu sur internet qu'en version "125", pas "175".
Celui-ci m'a été prêté par Dominique, un ami féru de Yamaha ... et qui possède un arsenal Yamahesque assez impressionnant !! Le décor est simple, le fond blanc relativement facile à reproduire, mais le lettrage est plus pénible à éxécuter proprement. De toute façon, le décor , comme sur la 125, ne sera appliqué qu'en tout dernier. A suivre...
La suite...
Ca y est, elle est toute nue !! Le cadre est gras, très gras, rien n'est grippé. C'est déjà ça. Tout est rangé en boites et cartons, la boulonnerie spécifique sera nettoyée au fur et à mesure du remontage. Le bol de phare, les pattes de fixation du bol, la platine support de compteur et compte-tours, sont en apprêt.
Le truc, sur une restauration complète, est le séquençage du travail. Il faut alterner les séances de démontage, nettoyage, réparation, peinture... Sinon, la lassitude guette, et nombre de machines trainent au fond de garages, dépouillées partiellement et jamais remontées... Pour éviter ça, un fil conducteur, et une bonne dose d'inconscience quand même ! Ce type de moto ne vaut presque rien, alors evitons les dépenses inutiles, car la facture d'une restauration à l'américaine (tout ce qui ne brille plus est jeté, et on remet du neuf !!! ) peut prendre des proportions hymalayesques. Rien que le condensateur, rupteur et filtre à air coûtent un bras. Une paire de pneus par là dessus, un cabochon de feu arrière, une housse de selle et on a gagné le pompon !! Donc, on répare au maximum les pièces d'origine. Je viens de recevoir la pochette de joints haut-moteur, on va pouvoir tourner autour de celui-ci et refaire un peu tout ça...
J'ai nettoyé le volant magnétique et le système d'avance centrifuge. Ca, c'est fait, en boite !
le compartiment d'allumage avait été fait avant le démontage, c'est une galère de moins.
le plateau d'allumage est redevenu propre !!
C'éyait pas du luxe !!
Les pattes de fixation et le bol de phare, ainsi que la platine compteurs sont prêtes à subir le tratement à la brosse rotative (brosse portugaise, selon mon ami Nono, qui sait de quoi il parle, maman étant native de ce beau pays... et pleine de poils aussi ??? ;+D ) 
Ca décape bien, la brosse à poils durs. La peinture, la rouille, tout quoi. En plus, ce n'est pas destructeur, ni invasif, pas besoin de surfacer comme un dingue derrière, un simple traitement de surface avec une impression d'accrochage et un apprêt garnissant suffit à redonner un aspect neuf aux pièces traitées. La preuve ??
Une patte traitée, l'autre non. Cherchez laquelle ? Même traitement pour le bol, pas de raison qu'il y échappe...
La platine fait sa maline, mais pas longtemps... Elle s'est retrouvé à poil aussi, qu'est-ce qu'elle croyait ? Ce soir , tout ce petit monde est en apprêt, mais plus de piles dans le numérique, alors...
rangement et récapitulation des travaux...
Ce soir, crise de courage et rangement. Si on ne le fait pas de temps en temps, ça devient vite le souk. Et puis, il faut faire deux ou trois photos pour ceux qui suivent avec un intéret démesuré la restauration de la bête... Les boites me sont fournies par mon épouse, qu'elle en soit ici remerciée. Je classe par côté et avant/arrière, ça facilite les recherches au moment du remontage.

Ce matin, elle ressemblait encore à ça... Oui, je sais, elle avait l'air un peu chafouin, mais les batteries de l'appareil numérique n'étaient pas au top de leur forme... Je change donc les dites batteries...
Ca sera mieux pour la suite....
On y voit mieux, hein ?? Bon, elle n'est pas à son avantage, mais lorsque j'ai été la chercher, elle était encore plus moche... Ca va s'arranger, je suis le chirurgien esthétique de la bécane, ne l'oublions pas !!
Donc, ma schtroumpfette (ben oui, elle sera bleue !) ressemblait à ça ce matin. Ce soir, ce n'est plus qu'un puzzle de pièces détachées, qui gisent dans un carton sous la table de travail (deux tréteaux et une planche, la "table de travail"! Y en a qui ne se mouchent pas du coude, hein? )
Déprimant, hein ? Il y aussi le bon côté des choses, quelques pièces sont déjà finies. Ben oui, en 15 jours, on a quand même le temps de bricoler, profitons du fait que les journées ne finissent pas à 18 heures, du moins au soleil. La boite de filtre à air, le garde-boue arrière, le feu arrière sont faits.
De même, le réservoir d'huile est repeint lui aussi, je ne vous ferait pas l'injure de ré-expliquer comment déposer le hublot de niveau d'huile (voir les explications de la méthode sur yamahadtf, le blog de Poussinette la jaune), le guidon et les compteurs ont été briqués à la laine d'acier cet aprèm', et passés au produit d'entretien.
Les leviers de commandes étaient cassées. A 44 € la paire il y a deux ans chez Yam, j'ai donc opté pour un sauvetage au touret à meuler. Coup de bol, elle étaient pétées au même endroit, juste après la boule d'extrémité... Restait à les adoucir au touret, les limer, puis les poncer au P 400 et le repolir (kit Wolfcraft, pub gratuite, dispo chez tous les bricol'tout du coin, rayon accessoires de perceuse ). Ils sont comme neufs, l'avantage premier étant une substantielle économie.
Voilà, c'est tout pour ce soir. La semaine prochaine, les tés de fourche sont planifiés, il ne manque pas de billes (de toutes façon, j'en avais de secours...) les pistes de roulements ne sont pas marquées, et un bonheur ne venant jamais seul, le bras arrière n'a pas un poil de jeu !!! Il n'y aura pas besoin de s'exciter sur l'axe de bras, ou de la passer à la presse pour sacquer ce sale truc !!!!!!!!!!!!!!

















































